Couverture de la revue - L'intersubjectivité, un paradigme du processus thérapeutique

N° 62 - L'intersubjectivité, un paradigme du processus thérapeutique

Revue publiée en novembre 2014

La publication de cette revue a fait l'objet d'un colloque le 1 juin 2015.

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Bernard Golse, Jean-Louis Le Run, Anne-Sylvie Pelloux

L’intersubjectivité, concept un temps délaissé, redevient un champ d’interrogations et de recherches exploré dans plusieurs disciplines, qui permet un dialogue riche et constructif entre les neurosciences, la psychanalyse et les sciences cognitives et ouvre des horizons psychopathologiques. L’intersubjectivité, notion mosaïque au carrefour de nombreuses disciplines et au caractère évolutif au fil du temps, décentre notre objet d’étude clinique usuel :

  • du patient vers la relation interpersonnelle,
  • de la métapsychologie vers la relation d’objet,
  • du monde psychique interne vers l’« entre-soi »,
  • du vécu subjectif vers l’empathie,
  • du cerveau expérimental du laboratoire au cerveau social en condition écologique.

A l’heure où la technique, quelle que soit la théorie sous-jacente, a tendance à dominer le fondement de l’acte de soin, pédagogique, ou éducatif, nous tenterons de démontrer l’impact de la dimension humaine, intersubjective de ces actes.

Jean-Louis Le Run, Anne-Sylvie Pelloux, Bernard Golse

Concept à la fois simple et complexe, ancien et nouveau, adulé et décrié, l’intersubjectivité suscite l’intérêt des penseurs, philosophes, économistes, et artistes depuis l’Antiquité. Depuis plus d’un siècle maintenant, la psychanalyse, la phénoménologie, la psychopathologie, puis la psychologie du développement, les sciences cognitives ou plus largement les neurosciences, la théorie de l’attachement, la psychologie expérimentale… l’ont analysée et intégrée dans leurs réflexions théoriques. Pourquoi, aujourd’hui, un tel engouement ? Nous avons eu envie à enfances & psy de proposer une forme d’arrêt sur image, sur ce mouvement vif et dynamique.

La question de l’intersubjectivité n’est pas nouvelle, elle divise les philosophes depuis Platon avec des oscillations entre prévalence de la dimension individuelle, intrasubjective en quelque sorte, et prévalence de la dimension de l’autre : après le cogito ergo sum de Descartes qui valorise l’intrasubjectif, Kant reprendra le thème socratique en reliant le « penser par soi-même » au « penser en se mettant à la place de l’autre ». Au tournant du XXe siècle, avec la découverte de l’inconscient, Freud introduit une nouvelle donnée, la division du sujet, et complexifie donc ce débat que l’on retrouve d’une certaine façon dans l’opposition entre narcissisme et relation d’objet, mais le focus se trouve dès lors plutôt centré sur l’intrasubjectif. Husserl introduit le terme d’Intersubjektivität, pour désigner « l'existence d'une pluralité des sujets communiquant entre eux et partageant un monde commun, présent à la conscience de chacun », notion reprise par Heidegger dans ses travaux sur la coexistence et l’être avec autrui. « Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre », écrit Sartre dans L’être et le néant. « L'autre est indispensable à mon existence, aussi bien d'ailleurs qu'à la connaissance que j'ai de moi. Dans ces conditions, la découverte de mon intimité me permet en même temps de découvrir l'autre, comme une liberté posée en face de moi, qui ne pense, et qui ne veut que pour ou contre moi. Ainsi découvrons-nous tout de suite un monde que nous appellerons l'intersubjectivité, et c'est dans ce monde que l'homme décide ce qu'il est et ce que sont les autres ». Dans la phénoménologie de la perception (1991, p. 414), Merleau-Ponty insiste sur le fait qu’autrui est toujours déjà-là. Le sujet se saisit comme l'autre d'un autre sujet. La subjectivité transcendantale est une subjectivité révélée, en tant que savoir à elle-même et à autrui et, à ce titre, elle est intersubjectivité. Il amorce la notion de schize de l’œil et du regard sur laquelle s’appuiera Lacan pour définir la structure spéculaire du rapport à autrui.

Pourtant, avec le développement du structuralisme, l’intérêt pour l’intersubjectivité va passer un petit peu au second plan. T.S. Khun a montré à quel point la pensée scientifique et philosophique se fondait sur des paradigmes tributaires du contexte de leur époque. Le traumatisme de la dernière guerre mondiale n’est peut-être pas étranger au fait que l’intérêt se soit davantage porté après-guerre sur des philosophies considérant l’homme comme dominé par des déterminismes sociaux ou langagiers qui le dépassent en laissant peu de place à la subjectivité et à l’intersubjectivité.

Dans cette perspective, on peut s’interroger sur le regain d’intérêt actuel pour l’intersubjectivité qui porte l’accent sur le « nous » plutôt que sur le « je ». Pas si étonnant au siècle d’Internet, de la mise en réseau, du partage avec tous de l’extime, cette intimité extériorisée. Peut-être faut-il y voir l’effet d’un croisement entre un libéralisme effréné et la lutte contre l’effroyable solitude à laquelle conduit l’individualisme, si bien illustrée par Martin Scorcese dans Le loup de Wall Street (2013), une aspiration au changement comme en témoigne l’émergence d’une philosophie du care, une aspiration au partage, la recherche de l’autre... (cf. Pierre Rosanvallon). Adam Smith, penseur de la « sympathie » dans une conception proche de ce qu’aujourd’hui on nomme l’empathie, n’est-il pas également un pionnier de l’économie politique libérale ?

L’intersubjectivité est actuellement un concept qui permet la jonction des différents champs de connaissance en profonde mutation actuellement, et elle suscite, comme le soulignent plusieurs auteurs de ce numéro, des espaces de dialogue, des occasions de dialectique entre psychanalyse, psychologie du développement, théorie de l’attachement, neurosciences.

Comme le montre bien Jean-louis Le Run, que ce soit dans la compréhension des phénomènes intersubjectifs ou dans leurs applications cliniques ou thérapeutiques, nous sommes passés, avec les découvertes sur les capacités relationnelles du nourrisson, l’étude des interactions mère bébé, les travaux sur l’imitation, et la découverte des neurones-miroirs, d’une conception structurale, spéculaire, métaphorisée par l’image de soi dans le miroir de l’autre, à une conception dynamique, interactive, d’ajustement réciproque, évoquant davantage les mouvements et les échanges entre deux danseurs ou musiciens.

Avant tout, l’intersubjectivité est-elle un processus proprement humain ?

En tant que conscience d’un écart physique et psychique entre soi et l’autre, probablement oui, mais peut-être pas en termes d’ajustements interactifs mutuels et réciproques observables au sein de certaines interrelations entre animaux, voire même entre animaux et êtres humains.

Pour Nicolas Georgieff, l’intersubjectivité renvoie à la fois au vécu subjectif d’un individu en interaction avec autrui, et aux processus objectifs d’interactions mentales entre cet individu et autrui. À l’écoute empathique du clinicien, répond l’intersubjectivité du chercheur sur le développement, et les modèles se trouvent alors en partie convergents (analogies et complémentarités). En croisant psychanalyse, théorie de l’attachement et théorie de la co-conscicence de Rochat, Georgieff nous offre une tentative d’application de ces convergences à la compréhension des changements comportementaux classiquement observés chez le bébé aux alentours du neuvième mois et au-delà. Pour Nicolas Georgieff, l’empathie avec l’autrui sécurisant, c’est-à-dire le partage d’états mentaux, représentationnels et émotionnels, est une condition de la sécurisation et donc de l’autonomisation. Il nous montre comment le développement de l’empathie active vers le neuvième mois permet aux liens inter- ou co-psychiques de prendre le pas sur les liens physiques, ce qui conduira le bébé à supporter plus tard la séparation, puis la disparition de ses premiers objets d’attachement.

Le lien sous toutes ses formes forme donc le vif de l’intersubjectivité, elle-même génératrice de liens : le lien entre deux sujets ou plus, le lien entre soi et l’autre, le lien entre-soi, entre deux intentionnalités. Pour René Roussillon, l’intersubjectivité débouche sur la question de l’inter-intentionnalité. L’intentionnalité, concept important de la phénoménologie, peut ainsi donner lieu à un dialogue fécond entre psychanalyse et neurosciences, à condition de l’articuler à la topique de la subjectivité au sein d’une conception du sujet humain comportant une vie psychique inconsciente, ce qui ouvre, à la notion d’intentionnalité inconsciente. Dans nos relations courantes aux autres sujets, nous réagissons à l’intention, au sens, et pas simplement au fait, et Roussillon pense que c’est le cas dès la toute petite enfance et que, très tôt, les enfants établissent des stratégies pour explorer l’intention de l’autre. L’enfant s’identifie à l’intention que l’autre lui prête, il « découvre » son intention supposée à partir de la réponse de l’autre-sujet. Mais faut-il poser le soi avant ou après la rencontre de l’autre, la subjectivité avant ou après l’intersubjectivité ? Ne sont-ils pas plutôt les deux visages d’une même réalité ? La plupart des auteurs, chacun à leur façon, s’accordent sur cette dernière hypothèse.

Pour Nicolas Georgieff cette question est peut-être un faux débat lié à la façon de le poser en différenciant artificiellement ce qui correspond en fait aux deux faces d’une même monnaie.

Didier Houzel étudie le processus selon la tradition psychanalytique, testant deux hypothèses. Est-ce la rencontre ou la séparation qui serait à l’origine de l’intersubjectivité ? Séparation de deux entités initialement confondues, ou rencontre entre deux partenaires qui entrent en résonance l’un avec l’autre. Il semble qu’elle soit bien un processus actif de rencontre entre deux êtres d’ores et déjà séparés ; en témoignent la réclamation de la mère envers son nouveau-né, les ratés de la rencontre suivis de réparation, la perception du tiers paternel ou, encore, L’apologue des amibes de Claude Lévi-Strauss (2000).

Entre les partisans d’une intersubjectivité primaire et les défenseurs d’une indifférenciation psychique initiale, Bernard Golse propose une troisième voie. Il défend l’idée de l’accès à l’intersubjectivité par la subjectivation, faisant jouer de façon dynamique l’oscillation entre ces deux types de moments relationnels chez le bébé dès sa naissance. L’intersubjectivité serait accessible dans sa globalité par la confluence de noyaux d’intersubjectivité primaire, et la subjectivation apparaît dès lors comme une intériorisation progressive des représentations intersubjectives.

L’intersubjectivité : une clé du processus thérapeutique

Serge Tisseron utilise la métaphore du navire pour définir l’empathie ; la quille est l'empathie directe qui apparaît en premier dans le développement de l'enfant, avec ses deux composantes émotionnelle et cognitive reposant sur des bases neurophysiologiques, et elle se définit comme la capacité de changer de point de vue sans s’y perdre. Au milieu se trouve la coque : lorsque le navire est peuplé d’êtres humains, on peut parler d’empathie réciproque avec trois composantes complémentaires : narcissique, objectale, et groupale. Et en haut se situe l'empathie réciproque et mutuelle, la cheminée du navire, sa source d’énergie propre, qui correspond à ce qu'on appelle aussi l'intersubjectivité. Elle correspond au désir de validation par le regard d’autrui. Ce désir suppose que je reconnaisse à autrui le pouvoir de m’informer utilement sur des aspects inconnus de moi. Non seulement réciproque, cette empathie est également mutuelle. Ainsi va le processus thérapeutique, comme une expérience valorisante de penser ensemble, de rêver ensemble, d’imaginer ensemble, de comprendre ensemble...

Philippe Duverger place la rencontre au cœur de la relation clinique, de l’acte thérapeutique. Il la décline sous toutes ses formes, toutes ses qualités incontournables.

Rencontre des premiers objets, rencontre de l’autre aux différents âges, et rencontre thérapeutique dont il examine les différentes conditions (ouverture, disponibilité, place de l’émotion, zones d’ombres...). Dans la rencontre, subsistent le respect et la reconnaissance d'autrui (Ricœur) ainsi que la responsabilité pour autrui (Levinas) qui introduisent une limite et une nécessaire distance, une distance de nature éthique. Ce qui permet d'ailleurs que l'autre se constitue en moi, à la fois comme semblable et comme étranger.

René Roussillon nous rappelle qu’explorer profondément l’intention du thérapeute, du clinicien au-delà du manifeste et s’assurer de sa sécurité, est un point crucial dans les processus thérapeutiques, car c’est cette dynamique qui engage la possibilité de remettre en chantier les zones blessées de soi, et elle est tellement cruciale qu’elle nécessite que le sujet prenne toute une série de précautions quant à la nature profonde des intentions du clinicien.

En pratique clinique

Ouriel Rosenblum, propose une clinique de l’intersubjectivité chez le bébé, fondée sur l’empathie métaphorisante. Ainsi le clinicien-thérapeute, observateur de la dyade mère/bébé par son regard, sa participation, son contre-transfert et sa capacité de rêverie, produit un acte créatif de traduction des affects en métaphore, d’investissement libidinal de la pensée, favorisant l’émergence d’une trame narrative.

S’appuyant sur la théorie de l’esprit dont elle offre un rappel, Isabelle Tanet-Mory étudie les troubles de l’intersubjectivité chez des enfants autistes sans déficit intellectuel et leurs conséquences psychopathologiques. Elle souligne tout le bénéfice qu’il y a à tenter de les traiter conjointement avec une double approche cognitive et psychodynamique.

L’autisme est paradigmatique des ratés de l’intersubjectivité. Ainsi, le cadre spécifique pour accueillir ces enfants à l’école, à l’hôpital de jour sera pensé en termes d’espace propice à la rencontre, à la création d’un lien intersubjectif. Pour Catherine Bruyant, à l’école, la question de la relation à autrui se pose au quotidien en termes d’intersubjectivité. Scolariser un enfant avec un handicap mental ou un trouble psychique nécessite le plus souvent des adaptations mais surtout une compréhension de la réalité interne de l’enfant.

En témoigne également Anne-Sylvie Pelloux racontant comment un hôpital de jour peut offrir un espace de déploiement de l’échange intersubjectif. En explorant différentes facettes du mode d'être de l'adulte et de ses modalités d'interaction avec les enfants (coprésence, imitation, accordage affectif, synchronie, résonance émotionnelle, empathie), l'auteur propose un modèle de matrice intersubjective susceptible de laisser son empreinte dans la construction psychique de chacun. Ainsi le lien intersubjectif s’avère-t-il au cœur du travail à l'hôpital de jour, qu'on l'aborde d'un point de vue psychodynamique (analyse du transfert), développemental/interactionniste (partage émotionnel, co-construction psychique, co-pensée) ou encore neuroscientifique (« transactions entre cerveaux sociaux »).

Jean-Louis Le Run, à partir d’exemples cliniques puisés dans la consultation adoption qu’il anime, souligne à quel point le lien peut être complexe à tisser avec un enfant adopté et comment la bonne volonté parentale peut être mise à mal. Il ne s’agit pas pour lui de stigmatiser les parents mais de souligner l’importance de l’empathie comme vecteur de la relation. Dans une visée préventive, il paraît important que cette dimension de l’empathie soit travaillée dès la procédure d’agrément, puis lors des moments-clés où un accompagnement peut être souhaitable pour des parents désarçonnés voire déboussolés par le comportement d’un enfant présentant des troubles de l’attachement. Enfin, l’empathie est un outil précieux pour le thérapeute, lui permettant d’accéder en douceur au ressenti de ceux qu’il accompagne. Elle repose sur ses capacités intersubjectives, notamment ses capacités d’identification, sur sa connaissance des mécanismes psychiques, mais aussi sur sa connaissance des spécificités de l’adoption, en particulier des parcours complexes et souvent douloureux des enfants adoptés comme des parents adoptants.

Finalement, au terme de ce parcours en intersubjectivité – si l’on nous permet cette expression qui souligne à quel point cette zone processuelle qui nous constitue comme sujets est encore une terra en partie incognita et donc, comme telle, à la fois attirante et énigmatique –, que ressort-il de ce voyage ?

Sans doute un émerveillement conceptuel qui tient principalement à deux choses.

D’une part, l’intersubjectivité joue bel et bien comme une espace d’entrecroisement de multiples approches développementales, psychologiques, psychopathologiques et psychiatriques, mais aussi philosophiques, sociologiques et anthropologiques...

D’autre part, il semble bien que le concept d’intersubjectivité nous offre, enfin, une voie d’approche de la délicate question des liens entre les deux registres de l’interpersonnel (intersubjectivité) et de l’intrapsychique (subjectivation), ce qui n’est pas le moindre de ses intérêts.

Dossier coordonné par Didier Lauru, Sarah Tessarech, Elodie Vermont

Éditorial

Clinique et santé publique, l’âge du métissage. L’expérience de la pmi et la stratégie nationale de la santé

Marie-Christine Colombo, médecin responsable du service de PMI de Meurthe-et-Moselle, vice-présidente du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI)

Pierre Suesser, pédiatre de PMI en Seine-Saint-Denis, président du SNMPMI

Le dossier. L’intersubjectivité : un paradigme du processus thérapeutique

Introduction

Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre, médecin chef du 1er secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris

Anne-Sylvie Pelloux, pédopsychiatre, praticien hospitalier dans le 1er secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris

Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-enfants malades, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent

Influences et confluences de l’intersubjectivité, un concept ancien au vaste rayonnement

Intersubjectivité et empathie : les miroirs, la musique et la danse

Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre, médecin chef du 1er secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris

De l’intersubjectivité à la subjectivation. Un exemple de passage de l’interpersonnel à l’intrapsychique

Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-enfants malades, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent

Intersubjectivité et interintentionnalité

René Roussillon, psychanalyste, professeur de psychologie à l'Université Lyon 2

La polyphonie de l’intersubjectivité, une notion bigarrée

Intersubjectivité : une perspective développementale

Nicolas Georgieff, professeur de psychiatrie à l'université Lyon 1, psychiatre et chef de service au Centre hospitalier du Vinatier

L’intersubjectivité : rencontre ou séparation ?

Didier Houzel, professeur émérite de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université de Caen, membre titulaire de l'Association psychanalytique de France

L’intersubjectivité, clé du processus thérapeutique

Serge Tisseron, psychiatre, psychologue et psychanalyste, chercheur HDR associé à l’université Paris-VII-Denis Diderot

Rencontres

Philippe Duverger, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU d'Angers

Clinique de l’intersubjectivité

Intersubjectivité et subjectivation à l’école

Catherine Bruyant, psychanalyste, professeur ressources

Troubles de la théorie de l‘esprit et de l’intersubjectivité dans l’autisme sans déficit intellectuel : description et perspectives thérapeutiques

Isabelle Tanet-Mory, orthophoniste, chargée d’enseignement à l’université Paris Pierre et Marie Curie, formatrice

L’intersubjectivité à l’hôpital de jour. Une chorégraphie à plusieurs

Anne-Sylvie Pelloux, pédopsychiatre, praticien hospitalier dans le 1er secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris

Les éprouvés du corps du bébé, de ses parents et du clinicien

Une clinique de l’intersubjectivité

Ouriel Rosenblum, professeur de psychopathologie et psychologie clinique, Université Paris-Diderot ; psychiatre, psychanalyste, Pitié-Salpêtrière, Paris

Empathie et adoption

Jean-Louis Le Run, pédopsychiatre, médecin chef du 1er secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris

Les tribunes

À propos

L’oreille du sphinx et la parole du sujet

Alain Quesney, pédiatre, Caen

La fratrie de l’enfant autiste

Françoise Selmi, psychomotricienne, psychothérapeute, Paris

En direct des pratiques

Associations autour de l'adresse corporelle

Roland Obeji, psychomotricien

Témoignage d’une pratique pluridisciplinaire dans le cadre d’un service éducatif en hébergement séquentiel

Nicole Vacher-Neill, psychiatre, expert auprès des tribunaux

Dialyse péritonéale et hospitalisations lors de l’entrée dans l’adolescence. À propos d’Ella

Romuald Jean-Dit-Pannel psychologue clinicien, psychothérapeute, doctorant en psychopathologie psychanalytique, Université Paris Ouest (UPO), chargé de cours à l’université de Franche-Comté

Post-scriptum

La fugue, un signifiant du lien familial en difficulté

Bernard Gaillard, psychologue, enseignant-chercheur émérite, université Rennes-2

Le cabinet de lecture

Le vrai « drame de l’enfant doué ». La tragédie d’Alice Miller

Martin Miller

Les figures de l’Autre. Pour une anthropologie clinique

Olivier Douville